Il y a des pays qui commencent dans la mer. Des pays qu'on ne trouve sur aucune carte, mais qu'on reconnaît aussitôt — à l'odeur du vent, à la couleur des pierres, au silence qui s'installe entre deux vagues.
Yvon Le Men connaît ce pays-là. Il en est fait.
Venir l'entendre dans l'église Saint-Sylvestre de Plouzélambre, c'est laisser entrer les mots comme on laisse entrer la lumière — doucement, par les côtés, là où on ne l'attendait pas. C'est s'asseoir dans la pierre froide et sentir, tout à coup, que quelque chose de vrai est en train de se dire.
Ses textes ne parlent pas de la mer comme d'un décor. Ils parlent de ce qu'elle fait à ceux qui vivent près d'elle — ce qu'elle prend, ce qu'elle rend, ce qu'elle murmure aux matins d'hiver et aux soirs d'été qui n'en finissent pas.
Venez.